Plus qu'une nouveauté de la version 6.5 de DxO Optics Pro, le HDR mono-image est une vraie curiosité car sa dénomination ressemble fort à un oxymore. Le principe du HDR étant fondé sur une extension de la dynamique de l'image grâce à plusieurs prises de vues à exposition décalée, on peut légitimement se demander s'il est bien raisonnable, voire légitime, de parler de HDR lorsqu'un seul cliché est disponible. La question est en réalité oiseuse, la seule chose présentant un intérêt est de savoir si cette nouvelle fonction est efficace, et où sont ses limites. C'est ce que nous vous proposons dans cet article, illustré par trois situations classique.
Dans quelques jours sera disponible la version 6.5 de DxO Optics Pro, que nous avions présentée à l'occasion de l'annonce presse officielle. Cette nouvelle version marque l'arrivée chez DxO de la technologie HDR sous deux formes : le HDR mono-image à l'intérieur du logiciel, et un plugin HDR. C'est sans doute cet événement que la presse et les photographes retiendront car le HDR est de plus en plus prisé, mais il serait dommage que cette nouveauté masque l'amélioration très sensible du module de conversion RAW, notamment dans le traitement du bruit chromatique. Pour cette raison, nous avons choisi de commencer par chroniquer cette avancée, qui redonne à Optics Pro le leadership des logiciels de développement pour les images prises à hautes sensibilités (au moins pour les RAW des boîtiers Alpha).
L'impressionnante amélioration de Lightroom dans sa version 3 avait fait un peu oublier DxO, rejoint dans l'excellence à hauts ISO où il caracolait depuis longtemps. Au prix d'une légère désaturation des couleurs, Lightroom 3 faisait même mieux qu'Optics Pro dans les aplats de couleurs, avec une absence remarquable de taches chromatiques. C'est sur ce point particulier du bruit basse fréquence que DxO Labs a porté ses efforts dans cette nouvelle version d'Optics Pro, dans sa composante chromatique mais aussi en luminance, et sans dégradation de la saturation. Même à très hauts ISO, le bruit est réduit à une fine poussière achromatique, invisible sur un tirage papier. Nous attendrons d'avoir fait des tests comparatifs poussés pour l'affirmer, mais il est fort possible que DxO ait repris le leadership de la lutte contre le bruit numérique avec cette version 6.5.
Dans son article du 9 décembre 2009, très intéressant pour ceux qui développent les fichiers RAW issus de leur Alpha avec DxO, Patrick Moll nous rappelait tout l’intérêt de la réduction du bruit avant ou, à tout le moins, pendant la phase de conversion en fichier bitmap. Il nous expliquait aussi que toute action de 100 vers 0 sur le curseur de luminance d’Optics Pro, consistait à ajouter de la matière et des détails fins à l’image vraiment très lissée en sortie de dématriçage.
Un an après la sortie de l'Alpha 700, Sony faisait une entrée remarquée dans l'univers très restreint du plein format avec l'Alpha 900, suivi un an plus tard par sa déclinaison "économique", l'Alpha 850, proposé à moins de 2000€ catalogue (et 1600€ dans les bonnes boutiques). Doté d'un capteur CMOS de même génération que celui de l'Alpha 700, avec des algorithmes très proches intégrés au micro-logiciel du boîtier, la gestion du bruit de l'Alpha 900 à très hauts ISO en JPEG direct n'est pas son point fort. En choisissant le format RAW, ce qui est plus que judicieux avec ce type de boîtiers, il est heureusement possible d'en tirer le meilleur.
Le plugin LR/Mogrify pour Lightroom écrit par Tim Armes a connu beaucoup de succès, y compris sur Alphanum, le premier article que nous lui avons consacré étant actuellement en tête des articles les plus lus ! Les questions en commentaires et via le formulaire de contacts sont nombreuses, certaines à cause de l'âge de notre article dont certains éléments sont obsolètes.
Après l'Alpha 550 et son capteur de dernière génération, nous voici revenus deux bonnes années en arrière avec l'Alpha 700, seul boîtier expert APS-C haut de gamme de Sony. Si son remplaçant, annoncé lors de la dernière PMA, est attendu sur les forums avec une impatience peu dissimulée, l'Alpha 700 fait encore le bonheur de bien des Sonystes et il était logique que nous le passions également au crible des logiciels de développement dans leurs dernières versions.
Suite de notre comparatif de logiciels à hauts ISO, avec cette fois l'Alpha 550. Ce dernier opus de la gamme reflex Alpha marque une rupture nette avec la partie la moins positive de l'héritage Minolta : nouveau chassis, nouveau capteur CMOS Exmor et nouveau traitement logiciel embarqué. A l'arrivée, des Jpeg directs nettement plus qualitatifs que ceux des boîtiers antérieurs, et un gain en Raw d'un bon 1 IL. Avec cette génération disparaît la triste réputation des boîtiers Alpha de moins bien gérer le bruit électronique que la concurrence, confirmé par les étonnants résultats des NEX en Jpeg directs. Même si nous avons à plusieurs reprises montré que c'était largement inexact en Raw en utilisant les bons logiciels, force est de reconnaître que le bruit chromatique n'était pas assez maîtrisé en Jpeg directs à hautes sensibilités.
L'intégration d'un module de correction de certains défauts optiques dans Camera Raw, et bientôt dans Lightroom, remet légitimement en question l'utilisation d'un logiciel comme DxO Optics Pro qui semble perdre dans l'opération ce qui faisait sa singularité.
Adobe Labs vient de proposer une Release Candidate de Camera Raw 6.1 pour Photoshop CS5. Cette version n'est pas signalée par les mises à jour automatiques du logiciel, et il faudra en conséquence la télécharger sur le site d'Adobe (voir lien plus bas).
Nous entrons dans le vif du dossier avec ce troisième opus, consacré aux aux Raw à hauts ISO de l'Alpha 100 qui, malgré son âge, est loin d'être ridicule et conservera une place spéciale dans la mémoire des sonystes en tant que premier boîtier reflex de l'ère Alpha.