Mai
17
2012
Ecrit par
Patrick Moll

C'était l'un des objectifs les plus attendus dans la gamme Alpha : le 18-135 mm f/3.5-5.6 DT SAM, zoom transtandard polyvalent. Léger (398g) et motorisé, il intègre des lentilles asphériques et un verre ED pour meilleure qualité d'image. Il sera désormais commercialisé en kit avec tous les boîtiers à capteur APS-C en alternative au 18-55. Il en coûtera 200€ de plus, ce qui sera sans doute un fort judicieux investissement. Les sonystes déjà équipés devront débourser 470 € (mais sans doute à peine 400 € dans les bonnes boutiques).
Le 18-200 mm stabilisé pour NEX était nettement moins attendu. Doublon de l'actuel 18-200, il pourra être ressenti comme une erreur de casting par les photographes qui attendent autre chose à visser sur leur NEX-7 ou leur NEX-5N, d'autant qu'il ne s'agit probablement que d'un restylage du 18-200 Tamron. Ce serait toutefois oublier que son tarif est nettement plus accessible que celui de l'actuel 18-200. À 480 €, il devient une solution très pertinente en voyage, et même pour tous les jours, car son gabarit et son poids sont également en baisse sensible. On note en passant la finition noire qui pourrait devenir le nouveau standard.
Voici quelques photos de ces deux nouveaux objectifs.
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Mai
14
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Vous avez sans doute noté une baisse d'activité sur alpha-numerique ces dernières semaines. Je viens de m'extraire d'un gigantesque tunnel d'écriture dont il sortira un livre pour Dunod et un dossier pour le prochain numéro de Compétence Photo. Je vous en reparlerai en temps et en heure, mais en attendant, je me trouve face à un dilemme redoutable sans parvenir à me décider. Je viens donc, de façon inhabituelle, demander votre avis.
Voici l'objet du dilemme : je pars ce samedi pour 18 jours aux États-Unis, parmi lesquels 5 jours de conférence pour le boulot et deux petites semaines de vacances (bien méritées). Au programme, un peu de paysage et beaucoup de photos urbaines. Les lieux : les canyons d'Arizona, San Francisco et New York. La question : avec quel matériel photo dois-je partir, sachant que je veux voyager assez léger ?
J'ai noté lors de mes récents voyages que j'ai utilisé les NEX bien plus que les reflex, lesquels sont bien souvent restés dans la chambre d'hôtel. Mais là, il s'agit d'un périple un peu hors norme, et je ne voudrais pas revenir avec plus de regrets que de photos. Le coeur du dilemme est le parc optique vraiment trop léger des NEX. J'espérais qu'au moins le 50 mm f/1.8 soit disponible, mais il a été noyé en Thaïlande, comme bien d'autres matériels Sony, et il arrivera trop tard. Quant au transtandard expert, il n'est pas pas non plus pour tout de suite. Je vous propose donc de me dire ce que vous feriez face aux options qui suivent (non exclusives les unes des autres).
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Mai
11
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Cette fois, c'est vraiment parti pour deux ans de CS6 : tous les logiciels Adobe sont disponibles au téléchargement et à l'achat, de même que les Creative Suites et l'abonnement au Creative Cloud (lire l'
article à son propos). C'est donc le moment de faire les comptes... et ils ne sont pas bons !
Commençons par évoquer le cas de Photoshop. Son prix n'a pas évolué, au contraire de celui Lightroom. Photoshop, dans sa version non Extended (bien suffisante pour les photographes), est toujours proposé à près de 1000€ TTC (955,60€ TTC pour être précis). Il est regrettable que ce tarif, rédhibitoire pour la plupart des amateurs, n’ait pas été revu à la baisse, et surtout qu'il continue à être très supérieur au tarif US. Outre-Atlantique, Photoshop est proposé à 699$ HT contre 799€ HT en France. Au cours actuel du dollar, 699$ HT correspondent à environ 540€ HT (646€ TTC). Hors taxes, un français paie donc 48% de plus qu'un américain (et plus encore en prix TTC). C'est pareil pour les mises à jour : 199€ HT (soit 154€ HT) aux US contre 229€ HT en France.
Comment s'étonner dans ces conditions que le piratage batte son plein ? À 646€ TTC pour une licence complète et 184€ TTC pour une mise à jour tous les deux ans, c'est-à-dire le tarif US plus les taxes françaises, je suis convaincu que le nombre de licences vendues serait bien plus important. Pourquoi ce choix de la part d'Adobe ? Je n'en sais rien. Ce qui est certain en revanche, c'est qu'il s'agit d'un choix délibéré, la politique tarifaire étant radicalement différente pour Lightroom : 149$ HT aux US et 109€ HT en France, soit un parfait alignement sur le taux de change €/$.
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Mai
8
2012
Ecrit par
Patrick Moll

J'ai le plaisir de vous annoncer
l'élection la sortie en kiosque du numéro 28 de Compétence Photo, avec lequel le magazine achève son premier
sextennat. Pour fêter ça, la rédaction propose pour le même prix, et toujours sans pub ou presque, un numéro spécial de 132 pages.
Au menu, le second volet du grand dossier sur la gestion des couleurs écrit par votre serviteur. C'est le calibrage des écrans qui est à l'honneur cette fois-ci. J'y ai consacré 24 pages pour un tour - je l'espère - assez complet du sujet. Dans la partie introductive, vous trouverez également un descriptif de la typologie des écrans afin d'éclairer un éventuel investissement.
L'ami Gilles Théophile vous propose ensuite une plongée dans les nouveautés de Lightroom 4, avec une approche résolument pratique.
Emilie Lambert vous a concocté l'un de ces vastes dossiers dont elle a le secret. Il s'agit cette fois de vous donner les clés - et les bonnes adresses - pour exposer votre talent. Y'a plus qu'à...
Hervé Cafournet continue d'alimenter son étonnante rubrique Bricolage. Vous fabriquerez cette fois un bol beauté et son diffuseur. Quant à Xavier de la Tullaye, il nous offre le second volet de son magistral dossier sur le packshot. Vivement la suite...
Je vous laisse découvrir le sommaire complet, et en images, sur le site de
Compétence Photo.
Mai
3
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Ce type d'information est généralement publié dans les news brèves, mais je trouve qu'à quelques jours de la sortie de Photoshop CS6, cette dernière et copieuse mise à jour de Camera Raw 6 présente une certaine élégance. Adobe aurait en effet pu la réserver à Camera Raw 7 et ainsi contraindre les utilisateurs des 20 nouveaux boîtiers pris en charge à acheter Photoshop CS6 pour développer les Raw de leur appareil. Comme je suis parfois très critique sur la politique commerciale d'Adobe s'agissant des constituants de la Creative Suite, je signale également leurs "beaux gestes". Dans l'idéal, Adobe aurait également pu en faire bénéficier les utilisateurs de Lightroom 3, notamment ceux qui ne peuvent passer à Lightroom 4 faute de disposer d'un matériel informatique compatible, mais il ne faut peut-être pas trop en demander...
Voici la liste des boîtiers pris en charge, dans laquelle figure le nouveau Sony Alpha 57 :
Canon : EOS 1D X et 5D Mk III, PowerShot G1 X et S100V,
Fujifilm : FinePix F505EXR, F605EXR, F770EXR, F775EXR, HS30EXR, HS33EXR et X-S1,
Nikon : D4, D800 et D800E, Olympus : OM-D E-M5, Pentax : K-01,
Samsung : NX20, NX210 et NX1000, Sony : Alpha NEX-VG20 et SLT-A57.
Mai
1
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Le vol de photos est une plaie qu'il faut combattre, ne serait-ce que pour protéger le statut de l'image mis à mal par la massification des moyens de prise de vue. Quand on pense que certaines tablettes sont équipées d'appareils photo, on peut penser qu'il y en aura bientôt dans les briquets ou les poêles à frire. La conséquence directe est la déferlante de milliards de photos sur le Web qui retire toute valeur à une photo en particulier. Or, voler un objet sans valeur n'est plus un vol. C'est du moins ce que doivent se dire les pilleurs de toutes espèces.
Pour ma part, je ne compte plus les photos publiées dans la presse avec les mentions DR ou autres scandales du genre. Idem pour le Web où j'ai retrouvé bon nombre d'entre elles recadrées ou avec le watermark "photoshopé". Après une brève une période d'énervement s'est installée la résignation. Comme je ne gagne pas ma vie avec mes photos, l'enjeu n'est pour moi pas vital comme il peut l'être pour les photographes dont c'est la principale source de revenus. Sans doute à tort, j'ai même renoncé à intervenir contre cette presse quotidienne régionale dont une bonne partie n'est même pas digne d'emballer le poisson au marché le vendredi. En revanche, ce que j'ai découvert cette semaine me donne la nausée et ne restera pas sans suite...
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Avr
28
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Les grands dossiers du Monde de la Photo (dont une compilation des précédents opus est actuellement proposée en
hors série) sont toujours des moments très attendus. On pouvait penser que les sujets techniques majeurs avaient tous été traités au cours de ces dernières années, mais non, il en manquait un : la
photographie panoramique. Comme à son habitude, le magazine n'y est pas allé par quatre chemins et a fait appel au grand spécialiste français de la question, Arnaud Frich, qui s'est associé à Laurent Katz pour produire ce dossier spécial de 30 pages qui fait un tour complet de cette pratique très particulière. Complet, mais un peu haut de gamme en ce qui concerne la partie sur l'assemblage, Arnaud Frich prônant logiquement l'utilisation du meilleur logiciel actuel (qui a, hélas, un peu oublié d'être gratuit). Les budgets plus serrés ne sont cependant pas oubliés. Ils trouveront de nombreux conseils pour éviter les chausse-trapes qui parsèment la route vers le panoramique ou la visite virtuelle. J'ai particulièrement apprécié les nombreuses réponses anticipées aux questions que ne manqueront pas de se poser les photographes tentés par cette pratique, qu'il s'agisse du matériel, de la prise de vue ou de l'assemblage logiciel. Les réponses sont claires et bien illustrées. En bref, un bon dossier qui donne envie de s'y mettre. Je signale en passant l'excellente vidéo de formation qu'a enregistrée Arnaud Frich chez
Elephorm. Je ne l'ai pas chroniquée faute de temps, mais c'est un must pour qui veut se lancer dans cette pratique avec de l'ambition et quelques moyens.
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Avr
24
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Adobe vient de lancer officiellement l’
Adobe Creative Cloud qui révolutionne l’accès aux outils logiciels de la Créative Suite. Il s’agit en premier lieu d’une nouvelle modalité de paiement par abonnement mensuel et non plus par mise à jour tous les deux ans. La formule est simplifiée à l’extrême : abonnement mensuel sans engagement pour 92,24 € TTC ou avec engagement d’un an pour 61,49 € TTC (50 € HT). À la copieuse liste des constituants de la Creative Suite s’ajoutent plusieurs nouveaux logiciels : Muse, Edge Preview, Business Catalyst et Story Plus, qui devraient être rejoints par d’autres encore au fil du temps.
La seconde révolution est la mise en service de l’Adobe Cloud, service de stockage distant et de synchronisation entre périphériques de tous types (stations de travail, ordis portables et tablettes). Difficile de mesurer l’intérêt d’un tel service pour un photographe, mais il devrait intéresser les professionnels du graphisme ou de l’édition.
Pour savoir si l’Adobe Creative Cloud est vraiment intéressant et s’il ne recèle pas des pièges ou des limitations fonctionnelles, j’ai étudié attentivement l’ensemble des informations communiquées par Adobe et j’ai comparé les tarifs proposés avec ceux des versions complètes et des mises à jour des différentes versions de la Créative Suite CS6 en version boîte. Le bilan diffère sensiblement selon son type de “consommation” des logiciels d’Adobe, mais aussi selon les logiciels qu'on possède déjà.
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Avr
21
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Ce nouvel opus de la série "idées fausses" va peut-être se heurter à une lourde incompréhension tant ce que je considère comme une tarte à la crème est ancré dans les habitudes des photographes. Mais à l'heure où les capteurs 36 Mpx arrivent et où des modèles 24 Mpx sont embarqués dans des boîtiers d'entrée de gamme, le pire est à craindre et une mise en garde s'impose. L'arrivée des Nikon D800 et D3200 a déjà été accueillie par des salves de poncifs sur les objectifs qui ne vont plus suffire, les pixels inutiles, le bruit qui va exploser et autres calamités supposées dont j'ai déjà parlé dans cette
chronique (je vous invite à lire les opus précédents).
Lorsqu'un nouveau boîtier arrive sur le marché, c'est l'ébullition et tout le monde attend avec fébrilité les tests des journalistes professionnels et des happy few qui ont eu la chance de disposer du précieux un peu avant sa diffusion en masse. Ces tests ont trois composantes : la prise en main, les mesures en labo et les photos exemple dites de la "vraie vie", ou encore "samples" pour reprendre le terme anglais consacré (que l'on peut traduire par "échantillon").
Les tests sérieux en labo sont l'apanage d'une poignée de sites web et de magazines spécialisés, et prennent un certain temps à être réalisés. Pour faire patienter les photographes, des clichés leur sont livrés en pâture, la plupart du temps des Jpeg, plus rarement des Raw. En général, ce sont des photos sans grand intérêt dont on ignore les circonstances précises de prise de vue. Que peut bien apporter comme information une image prise au coin de la rue ? C'est à cette question qu'essaie de répondre cet article.
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Avr
16
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Comme chaque année à la même époque, la Technichal Image Presse Association (TIPA) décerne ses trophées pour les produits d'imagerie numérique. Même si l'ampleur du palmarès le rapproche un peu de l'école des fans, les précédentes éditions ont rendu des verdicts très raisonnables. S'il n'y a guère de surprises à en attendre, ce palmarès est une toujours intéressante rétrospective des réussites de l'année-TIPA écoulée (d'avril à mars).
Le matériel Sony remporte cette année deux trophées, dont le très convoité prix du meilleur reflex avancé habituellement promis aux boîtiers Canon à trois chiffres ou aux Nikon de la même catégorie (il est d'ailleurs curieux de voir le Nikon D5100 récompensé dans la catégorie des reflex d'entrée de gamme, alors qu'il se situe clairement dans le segment supérieur). C'est l'Alpha 65 qui est consacré cette année, et c'est justice pour ce boîtier qui a presque toute les qualités photographiques de l'expert Alpha 77. Quant au NEX-7, il remporte le prix dans la catégorie des compacts experts à objectifs interchangeables. Là encore, cela me semble justifié, même si cela laisse un regret pour le prix de la catégorie avancée que le NEX-5N méritait tout autant.
Parmi les autres boîtiers récompensés, on retrouve sans surprise le D800 et le 5DMkIII pour le haut de gamme, le Canon G1 X ou encore le Fuji X-Pro1. Côté logiciels, c'est Photoshop Elements 10 qui rafle la mise, ainsi que l'excellent Nik Snapseed dans la catégorie des applis pour smartphones et tablettes. L'ensemble du palmarès est à lire sur le site de la
TIPA.
Avr
11
2012
Ecrit par
Patrick Moll

L'
UPP (Union des Photographes Professionnels / Auteurs) vient de lancer une campagne de sensibilisation au sort peu enviable des photographes dont les clichés sont publiés sans leur consentement, sans rémunération et sans l'ombre d'un scrupule. La précédente campagne contre l'utilisation abusive de la mention "D.R." n'ayant visiblement pas suffi à alerter l'opinion publique, l'UPP a décidé de frapper fort en élaborant une affiche que certains jugeront d'un goût discutable, mais qui est une remarquable allégorie de la réalité vécue par de nombreux photographes.
En ces temps où le statut de l'image menace d'être emporté par les torrents de médiocrité issus des smartphones et au moment même où Facebook dépense un milliard de dollars pour racheter Instagram, ce type de campagne est salutaire. L'enjeu me semble autrement plus important que la dénonciation de ces concours qui spolient en toute légalité les photographes-gogos ayant choisi d'y participer. Le photographe, professionnel ou amateur, qui voit l'une de ses photos publiée sans son consentement n'a, lui, rien choisi du tout.
Vous trouverez ci-dessous le texte accompagnant l'affiche, ainsi que l'affiche elle-même en plus grand format.
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Avr
10
2012
Ecrit par
Patrick Moll

C'est peu dire que je n'aime pas le mot "retouche". Je l'entends toujours dans une acception négative, car je sais que dans l'esprit de nombreuses personnes, qu'elles soient photographes ou non, une photo retouchée est quelque part une photo truquée, puisque l'orignal a été modifié. Ce sujet, qui a le don de me hérisser le poil, fera sous peu l'objet d'un nouvel opus de la série "idées fausses".
En attendant, c'est le titre qu'a choisi le Monde de la Photo pour son nouveau hors série. C'est à n'en pas douter plus concis et plus vendeur que le "Guide du traitement d'images". Mais c'est peut-être un peu dommage, car le magazine risque de se fondre dans la masse de ces publications sans intérêt qui saturent les linéaires. Or, il ne s'agit pas ici de faire du photomontage vu et revu ou de coller des zigouigouis partout à coup de brosses Photoshop, tant s'en faut. Ce hors série rassemble quatre grands dossiers sur des sujets fondamentaux pour les photographes : le développement des fichiers Raw, le traitement du bruit, la conversion en noir et blanc et la création HDR.
Ces sujets, les lecteurs réguliers et de longue date du Monde de la Photo les connaissent déjà, puisqu'ils ont été publiés dans des numéros antérieurs. Ce genre de "best of", que Benjamin Favier nomme Bookazine, est souvent mal considéré par la profession. J'en comprends les raisons, mais si règle il y a, ce hors-série en est clairement une exception.
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Avr
6
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Cet article présente le protocole de test qui servira à tester la colorimétrie des boîtiers Sony Alpha et NEX. Il ne présente donc pas d'intérêt majeur en lui-même, mais il servira de référence aux articles à venir. Il s'agit ici de présenter les outils et les méthodes disponibles dans ce domaine peu fréquenté par les journalistes professionnels.
Il faut dire que l'entreprise n'est pas simple, car elle exige au préalable une réponse à la question " "Qu'est-ce qu'une bonne colorimétrie ?" S'il s'agit de représenter le plus fidèlement possible la réalité, je vous le dis d'emblée : peu de boîtiers et peu de logiciels se verront attribuer un satisfecit. Les constructeurs comme les photographes se sont mutuellement habitués à des rendus flatteurs qui font fi des couleurs réelles. "On" veut que le ciel soit bien bleu et l'herbe bien verte, et tant pis pour la conformité à la scène photographiée, la réalité n'étant pas toujours à la hauteur des espérances. La recette utilisée par les constructeurs contient plusieurs ingrédients aux premiers rangs desquels figure l'augmentation de la saturation et, dans une moindre mesure, celle du du contraste. C'est notamment pour cette raison que les photographes qui s'essaient au format Raw sont surpris de voir que le Jpeg directement produit par leur appareil est plus "beau" que le rendu par défaut de leur Raw (les logiciels de développement proposant souvent des colorimétries plus neutres). Les mesures d'erreurs permettent de savoir qui est dans le vrai, et surtout de déterminer si les écarts aux couleurs théoriques sont problématiques ou acceptables.
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