Juil
2
2012
Ecrit par
Patrick Moll

[
NdLR : je vous propose une introduction au format Raw extraite (et légèrement adaptée pour le web) du début du deuxième chapitre de mon livre Le format Raw : développement et flux de production, paru aux Éditions Dunod. Cette introduction est découpée en trois parties et dotée de liens de circulation des unes vers les autres. Voici la deuxième partie, intitulée dans le livre Comprendre le format Raw.]
Dans la
première partie, nous avons évoqué les différents processus, de nature essentiellement électronique, qui aboutissent au fichier Raw tel que l’appareil l’enregistre sur la carte mémoire. Il ne s’agit pas de données brutes au strict sens du terme, car le signal a subi plusieurs traitements de réduction du bruit avant et après la conversion analogique/numérique. Disons que le Raw contient des données aussi brutes que possible, dont il tire son nom (raw = brut en anglais).
Examinons à présent le contenu de ce fichier et les méthodes qui permettent de le convertir en image de type bitmap. En direction des photographes encore hésitants sur l’adoption du format Raw et qui liraient cet article pour se convaincre définitivement de ses bienfaits, je propose ma vision du match «Raw contre Jpeg» dans la
troisième partie.
Jui
24
2012
Ecrit par
Patrick Moll
[
NdLR : je vous propose une introduction au format Raw extraite (et légèrement adaptée pour le web) du début du deuxième chapitre de mon livre Le format Raw : développement et flux de production, paru aux Éditions Dunod. Cette introduction est découpée en trois parties et dotée de liens de circulation des unes vers les autres. Voici la première partie, intitulée dans le livre De la lumière à l'image.]
Pour comprendre le fonctionnement et percevoir tout l’intérêt du format Raw, il est important de connaître les principes fondamentaux de la capture et de la transformation du signal lumineux. Il ne s’agira toutefois pas d’entrer dans des détails sur la constitution et le fonctionnement interne d’un capteur imageur, sans intérêt dans le cadre de cet ouvrage.
Nous allons examiner le processus qui transforme la lumière parvenant sur le capteur en fichier Raw. Sa transformation en image bitmap par le processeur de l’appareil ne sera qu’évoquée, car c’est précisément de cette phase ultime que le flux de production en Raw veut prendre le contrôle.
Jan
20
2009
Ecrit par
Patrick Moll

Même s'il est désormais entré dans les moeurs et dans les pratiques de beaucoup de photographes, le format raw reste mystérieux pour les nouveaux arrivants dans le monde des reflex numériques. Malgré l'engagement fort d'auteurs comme Volker Gilbert ou Bruce Fraser et l'amélioration considérable des logiciels de traitement raw ces dernières années, beaucoup d'idées fausses circulent toujours sur ce format d'enregistrement.
Nous vivons dans un monde de zapping et de consommation immédiate où ce qui demande un effort n'est pas valorisé. Or le raw a le grand malheur de ne pas être une image directement "consommable" et de nécessiter un développement, à l'instar des films argentiques (d'où l'appellation, partiellement exacte, de négatif numérique). Alors parfois le photographe renonce face à cet obstacle à la simplicité et à l'immédiateté, en se convainquant que le raw ne sert à rien ou est inutile pour sa pratique photo, qu'il fait perdre du temps, et que sais-je encore...
Il ne s'agit pas ici de culpabiliser les utilisateurs de jpegs direct : la raison de ces renoncements est le plus souvent une méconnaissance du format raw et de ses possibilités, ainsi qu'une certaine crainte compréhensible devant la complexité apparente des logiciels de développement.
Nous vous proposons une série d'articles destinés à démystifier le format raw et à montrer que, loin d'être d'usage complexe et inaccessible, les logiciels dédiés sont à la fois simples, puissants et efficaces, moyennant un apprentissage qui n'est pas plus long ou ardu que celui d'un éditeur d'images classique. Des informations théoriques et techniques seront suivies par des considérations et des conseils sur le développement des raws issus des boîtiers Sony Alpha.
Nov
19
2008
Ecrit par
Patrick Moll

La sauvegarde de ses données et leur pérennité est une problématique épineuse quand on utilise un format d'enregistrement raw plutôt que le jpeg. En effet, s'il est très probable que dans 10 ans les images jpeg soient toujours lisibles, la chose est bien moins certaine concernant les formats raw. Il est pertinent d'écrire "les" formats raw car ils sont "propriétaires" et il en existe autant que de constructeurs, et même en réalité autant que de boîtiers !
Le paysage global de la photographie reflex évoluant très rapidement, nul ne peut dire aujourd'hui si telle ou telle marque sera toujours présente dans 10, 15 ou 20 ans. Les minoltistes désormais sonystes le savent mieux que les autres, eux qui ont vécu la disparition de leur marque il y a un peu plus de 2 ans. S'il leur est encore possible de lire et développer leurs raws avec le logiciel Minolta Dimage Master, celui-ci n'évolue plus, est très difficile à trouver si on a égaré le CD d'origine, et deviendra un jour impossible à installer sur les nouveaux OS. La pérennité des données propriétaires est donc déjà en danger et la question de la sauvegarde des données non cryptées dans un format standard se pose avec acuité.
C'est dans cette optique qu'Adobe a créé en 2004 son Digital Negative (DNG), format ouvert d'archivage des fichiers bruts. Ce DNG est-il la solution à toutes les menaces qui pèsent sur la pérennité des fichiers raws ? C'est ce que nous allons tenter d'évaluer dans cet article.