Nous entrons dans le vif du dossier avec ce troisième opus, consacré aux aux Raw à hauts ISO de l'Alpha 100 qui, malgré son âge, est loin d'être ridicule et conservera une place spéciale dans la mémoire des sonystes en tant que premier boîtier reflex de l'ère Alpha.Sorti à peine 6 mois après l'annonce de la reprise des actifs Minolta par Sony, il est une robuste déclinaison du Dynax 5D et possède un capteur CCD de 10 Mpx dont des versions améliorées équipent encore certains boîtiers comme les Alpha 230 et 330.
La gestion du bruit à hautes sensibilités, jusqu'à l'Alpha 550, n'a pas été le point fort des reflex Sony, en particulier pour les Jpeg directs. Cela a fait un tort certain aux boîtiers de la marque à une époque ou le "pixel peeping" atteignait un niveau quasi maladif.
Nous avons choisi de tester ce boîtier, que 4 années de bons et loyaux service pourraient inciter à remiser au placard, pour montrer à quel point shooter en Raw est un pari gagnant sur l'avenir. Ceux qui ont opté pour le Jpeg direct n'ont plus que leurs yeux pour pleurer en regardant leurs images à 800 et surtout 1600 ISO, tandis que ceux qui ont choisi le Raw vont pouvoir bénéficier des progrès logiciels pour obtenir toujours mieux de leurs clichés à hautes sensibilités. Certains logiciels offrent en effet, nous allons le voir, des images d'une propreté inimaginable il y a 4 ans.
Le test de ce premier boîtier Alpha sera court car sa plage de sensibilités s'arrête à 1600 ISO. Nous vous proposons donc les résultats à 800 et 1600 ISO, obtenus avec les 10 logiciels présentés dans les deux premiers articles de ce dossier.
Depuis que Sony a repris l'héritage de feu Minolta et a décidé d'investir massivement le marché des reflex numérique, les amateurs qui sont restés fidèles à cette monture ont été particulièrement gâtés. En 2006, Sony proposait le premier boîtier portant sa griffe, le 

