Aoû
6
2012
Ecrit par
Patrick Moll

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NdLR : je vous propose une introduction au format Raw extraite (et légèrement adaptée pour le web) du début du deuxième chapitre de mon livre Le format Raw : développement et flux de production, paru aux Éditions Dunod. Cette introduction est découpée en trois parties et dotée de liens de circulation des unes vers les autres. Voici la troisième partie, qui débute dans le livre par la question Pourquoi choisir le Raw ?]
Réaliser vos prises de vue en Raw vous offre la maîtrise du rendu final de vos images. Pour peu que vous disposiez d’une imprimante, c’est une maîtrise complète de votre production photographique qui devient accessible. Cela veut dire qu’à aucun moment vous ne laisserez des automatismes faire des choix à votre place, sauf à les avoir explicitement demandés, comme quand vous utilisez l’autofocus ou la mesure d’exposition de votre appareil.
Pendant une prise de vue, il existe de nombreux impondérables : une balance des blancs mal réglée, une exposition mal estimée qui décale l’image vers les hautes ou les basses lumières, une scène à forte dynamique difficile à restituer, un mauvais choix dans les réglages de saturation, de contraste, etc. Si vous avez choisi le Jpeg, les possibilités d’intervention pour corriger les défauts de votre image sont réduites. Les zones brûlées ou bouchées le resteront, une modification de la balance des blancs ou des couleurs nuira à l’équilibre colorimétrique, et la réduction à 8 bits ajoutée à la compression du Jpeg pourra générer une multiplication des artefacts (pour n’évoquer que les pires affres, mais il y en a d’autres).
Juil
2
2012
Ecrit par
Patrick Moll

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NdLR : je vous propose une introduction au format Raw extraite (et légèrement adaptée pour le web) du début du deuxième chapitre de mon livre Le format Raw : développement et flux de production, paru aux Éditions Dunod. Cette introduction est découpée en trois parties et dotée de liens de circulation des unes vers les autres. Voici la deuxième partie, intitulée dans le livre Comprendre le format Raw.]
Dans la
première partie, nous avons évoqué les différents processus, de nature essentiellement électronique, qui aboutissent au fichier Raw tel que l’appareil l’enregistre sur la carte mémoire. Il ne s’agit pas de données brutes au strict sens du terme, car le signal a subi plusieurs traitements de réduction du bruit avant et après la conversion analogique/numérique. Disons que le Raw contient des données aussi brutes que possible, dont il tire son nom (raw = brut en anglais).
Examinons à présent le contenu de ce fichier et les méthodes qui permettent de le convertir en image de type bitmap. En direction des photographes encore hésitants sur l’adoption du format Raw et qui liraient cet article pour se convaincre définitivement de ses bienfaits, je propose ma vision du match «Raw contre Jpeg» dans la
troisième partie.
Jui
24
2012
Ecrit par
Patrick Moll
[
NdLR : je vous propose une introduction au format Raw extraite (et légèrement adaptée pour le web) du début du deuxième chapitre de mon livre Le format Raw : développement et flux de production, paru aux Éditions Dunod. Cette introduction est découpée en trois parties et dotée de liens de circulation des unes vers les autres. Voici la première partie, intitulée dans le livre De la lumière à l'image.]
Pour comprendre le fonctionnement et percevoir tout l’intérêt du format Raw, il est important de connaître les principes fondamentaux de la capture et de la transformation du signal lumineux. Il ne s’agira toutefois pas d’entrer dans des détails sur la constitution et le fonctionnement interne d’un capteur imageur, sans intérêt dans le cadre de cet ouvrage.
Nous allons examiner le processus qui transforme la lumière parvenant sur le capteur en fichier Raw. Sa transformation en image bitmap par le processeur de l’appareil ne sera qu’évoquée, car c’est précisément de cette phase ultime que le flux de production en Raw veut prendre le contrôle.
Avr
6
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Cet article présente le protocole de test qui servira à tester la colorimétrie des boîtiers Sony Alpha et NEX. Il ne présente donc pas d'intérêt majeur en lui-même, mais il servira de référence aux articles à venir. Il s'agit ici de présenter les outils et les méthodes disponibles dans ce domaine peu fréquenté par les journalistes professionnels.
Il faut dire que l'entreprise n'est pas simple, car elle exige au préalable une réponse à la question " "Qu'est-ce qu'une bonne colorimétrie ?" S'il s'agit de représenter le plus fidèlement possible la réalité, je vous le dis d'emblée : peu de boîtiers et peu de logiciels se verront attribuer un satisfecit. Les constructeurs comme les photographes se sont mutuellement habitués à des rendus flatteurs qui font fi des couleurs réelles. "On" veut que le ciel soit bien bleu et l'herbe bien verte, et tant pis pour la conformité à la scène photographiée, la réalité n'étant pas toujours à la hauteur des espérances. La recette utilisée par les constructeurs contient plusieurs ingrédients aux premiers rangs desquels figure l'augmentation de la saturation et, dans une moindre mesure, celle du du contraste. C'est notamment pour cette raison que les photographes qui s'essaient au format Raw sont surpris de voir que le Jpeg directement produit par leur appareil est plus "beau" que le rendu par défaut de leur Raw (les logiciels de développement proposant souvent des colorimétries plus neutres). Les mesures d'erreurs permettent de savoir qui est dans le vrai, et surtout de déterminer si les écarts aux couleurs théoriques sont problématiques ou acceptables.