Les modes Autofocus

L'autofocus

A900_autofocus.jpgEn parallèle à l'article de Jean-Michel Dubois expliquant le fonctionnement de l'autofocus, je vous propose ici une démarche plus pratique, visant à décoder les différents modes autofocus, leur fonctionnement et leur utilité. Par la même occasion, nous verrons les différents types de motorisation AF embarqués dans les objectifs ou les boîtiers, et la manière de les exploiter au mieux en accord avec les différents réglages possibles du boîtier.

Quelles que soient les performances de l'autofocus d'un boîtier, il est en effet important de savoir en tirer le meilleur, et bien souvent un réglage adapté réglera bien des difficultés sans nécessité d'investir lourdement pour un gain limité. Correctement réglé, l'autofocus d'un boîtier réputé poussif permettra d'aller beaucoup plus loin dans l'efficacité qu'un mode automatique qui peut ne pas donner satisfaction en conditions difficiles.
L'autofocus des boîtiers Minolta numériques et celui du Sony Alpha 100 étaient réputés précis mais peu réactifs. L'Alpha 700 a marqué une étape décisive en terme de rapidité et de discrimination, l'Alpha 900 a encore amélioré la sensibilité et la vitesse, et aujourd'hui les Alpha 500 et 550 profitent des progrès en terme de rapidité de calcul pour offrir un autofocus très réactif et précis, malgré un système moins huppé que celui des gammes supérieures.

Nikon est une marque réputée pour la qualité de ses systèmes autofocus (à raison), mais ceci au prix d'une complexité et d'un prix en rapport avec les possibilités. Comme pour d'autres domaines (sensibilité, stabilisation optique ou par le capteur...), chaque marque a ses avantages et ses inconvénients, et il ne faut pas perdre de vue qu'aucun boîtier de gamme moyenne à tarif "raisonnable" n'offre le meilleur sur chaque point. Toutes les marques proposent aujourd'hui de très bonnes prestations globales, et il faut atteindre le très haut de gamme pour voir des différences sensibles entre les boîtiers.
D'où l'intérêt de savoir tirer le meilleur de son matériel, même d'entrée de gamme, avant d'investir lourdement pour un gain pas toujours indispensable... S'il est évident qu'un usage régulier en faible lumière sur des sujets mobiles demande le meilleur de l'autofocus et que la moindre amélioration peut être décisive, dans des nombreux cas plus courants un réglage adapté et une bonne connaissance des réactions de son matériel sera très productive. Je vous propose de commencer par une explication de l'usage des différents modes, avant de voir comment les utiliser, leurs limites et l'utilisation efficace des commandes au boîtier et sur l'objectif.

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Mise au point sur l'autofocus

L'autofocus

A900_autofocus.jpgLes pages d'informations sur le fonctionnement de l'autofocus principal des réflex sont nombreuses sur internet mais la plupart sont fausses. Elles décrivent presque toutes un type d'autofocus qui n'est utilisé que dans les compacts ou qui n'est apparu que très récemment comme autofocus secondaire dans les reflex dotés de la visée sur écran, à l'exception notable des Sony.

Afin de remettre les choses en place, nous allons passer en revue les principaux types d'autofocus ce qui nous demandera un détour par les dispositifs manuels car l'autofocus principal des réflex dérive étroitement de l'un des plus regrettés, le stigmomètre à champ coupé.

Autofocus actif

L'autofocus actif n'a été utilisé que dans un seul reflex, un modèle très particulier, le Polaroid SX-70 et dans quelques caméscopes très anciens. L'appareil, sur le modèle du radar ou du sonar, émet un signal ultrasonique ou infrarouge et mesure le temps le temps qu'il met à faire l'aller-retour entre lui et le sujet sur lequel il se réfléchit. Connaissant la vitesse de propagation du signal, l'appareil calcule la distance. Il fonctionne même dans le noir.

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Fill-in en forte lumière et synchro haute vitesse

Le flash

trial_fujigas.jpgAprès avoir vu la technique du fill-in au flash en faible lumière dans un précédent article, je vous propose d'explorer l'utilisation de cette technique en forte lumière.
En faible lumière, nous avons vu que l'intérêt était d'équilibrer la lumière provenant du flash et la lumière d'ambiance pour un résultat naturel et agréable, en contournant la difficulté principale liée aux automatismes du boîtier. En forte lumière, le problème du manque de luminosité ne se posant pas, quel peut donc être l'intérêt du flash ?

Le principal problème pouvant se poser en forte lumière est la différence de luminosité entre les éléments situés à l'ombre et ceux situés en plein soleil, la dynamique du capteur mais surtout de l'écran ou du papier ne permettant pas de retranscrire un contraste aussi important.
En pratique, le problème se posera en situation de contre-jour, typiquement pour un portrait dans lequel le sujet sera dos au soleil, ou coiffé d'un couvre-chef plongeant tout ou partie de son visage dans l'ombre.
Dans ce cas de figure, on pourra utiliser le flash pour "déboucher" le contre-jour, comme nous l'avons vu à la fin de l'article précédent.
La méthode est simple et efficace, mais un problème différent de celui apparaissant en faible lumière pour le fill-in se pose : le flash intégré du boîtier ne fonctionne que jusqu'à la vitesse de synchro-X, variant selon les boîtiers (et l'utilisation de la stabilisation) entre 1/125 à 1/250 seconde. Ceci est dû au mode de fonctionnement de l'obturateur focal, qui au-delà de cette vitesse ne laisse pas le capteur découvert en totalité au moment de l'éclair de flash, générant une bande sombre sur l'image. Le boîtier refuse alors d'afficher une vitesse d'obturation supérieure.

Nous allons voir ce que cette limitation technique entraîne sur la portée du flash, et comment pallier ce problème...

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Le vocabulaire du flash

Le flash

flashmonte.jpgPortée trop faible, yeux rouges, arrières-plans sombres... Nous sommes nombreux à concevoir l'utilité d'un flash externe pour pallier les faiblesses du flash intégré de nos reflex, essentiellement liées à son manque de puissance et sa petite taille.

Seulement, au moment du choix, se pose le problème du vocabulaire spécifique : nombre-guide, couverture, HSS et synchro lente, de quoi décourager et complexer les plus motivés. Il est difficile de traduire en chiffres ses attentes et besoins, et encore plus de déterminer le modèle qui conviendra.

Je vous propose donc d'aborder ce sujet sous forme de lexique, en commençant par les notions de base communes à tous les flashes, puis en continuant avec les fonctions supplémentaires spécifiques aux modèles perfectionnés.
Je précise que je me contenterai d'évoquer les flashes cobras et macros. Les flashes de studio, même s'ils fonctionnent sur le même principe, font appel à un mode opératoire différent et s'adressent plutôt à des utilisateurs experts et professionnels.

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Le format RAW (I) : Introduction

Format raw

raw_01.jpgMême s'il est désormais entré dans les moeurs et dans les pratiques de beaucoup de photographes, le format raw reste mystérieux pour les nouveaux arrivants dans le monde des reflex numériques. Malgré l'engagement fort d'auteurs comme Volker Gilbert ou Bruce Fraser et l'amélioration considérable des logiciels de traitement raw ces dernières années, beaucoup d'idées fausses circulent toujours sur ce format d'enregistrement.

Nous vivons dans un monde de zapping et de consommation immédiate où ce qui demande un effort n'est pas valorisé. Or le raw a le grand malheur de ne pas être une image directement "consommable" et de nécessiter un développement, à l'instar des films argentiques (d'où l'appellation, partiellement exacte, de négatif numérique). Alors parfois le photographe renonce face à cet obstacle à la simplicité et à l'immédiateté, en se convainquant que le raw ne sert à rien ou est inutile pour sa pratique photo, qu'il fait perdre du temps, et que sais-je encore...

Il ne s'agit pas ici de culpabiliser les utilisateurs de jpegs direct : la raison de ces renoncements est le plus souvent une méconnaissance du format raw et de ses possibilités, ainsi qu'une certaine crainte compréhensible devant la complexité apparente des logiciels de développement.

Nous vous proposons une série d'articles destinés à démystifier le format raw et à montrer que, loin d'être d'usage complexe et inaccessible, les logiciels dédiés sont à la fois simples, puissants et efficaces, moyennant un apprentissage qui n'est pas plus long ou ardu que celui d'un éditeur d'images classique. Des informations théoriques et techniques seront suivies par des considérations et des conseils sur le développement des raws issus des boîtiers Sony Alpha.

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Le fill-in au flash

Le flash

fill-in_noct.JPGLe « fill-in » au flash, terme générique parfois obscur, désigne une technique précise : mêler la lumière disponible et la lumière fournie par le flash de manière peu visible, de manière à compenser une luminosité un peu faible ou un contraste trop violent entre le sujet et l'arrière-plan avec un résultat naturel.

Cette technique permet d'éclairer convenablement un sujet sur un fond sombre qui nécessiterait autrement un temps d'exposition trop long, ou de "déboucher" un visage à contre-jour.

Les automatismes TTL et ADI présents sur nos reflex rendent aisée la mise en oeuvre de cette technique, beaucoup plus compliquée à l'époque des flashes manuels ; nous allons donc voir comment tirer profit de l'électronique embarquée de nos appareils pour réussir de belles photos au flash, en oubliant les tristes portraits de lapins albinos pris dans les phares que nous offrent nos flashes automatiques lorsqu'on les laisse décider pour nous des réglages à adopter...

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Protocole de communication boîtier / flash

Le flash

hvl-56.jpgNous avons vu dans un article précédent le fonctionnement logique entre le boîtier et l'objectif, je vous propose maintenant de découvrir le fonctionnement du flash.

Le fonctionnement des flashes a bien évolué au fil du temps, pour devenir aujourd'hui de vrais petits micro-ordinateurs, de plus en plus sophistiqués et performants, avec de plus en plus de fonctionnalités.

Le flash externe n'est plus la petite loupiote qui surmonte le boîtier, c'est un supplément indispensable au boîtier car les flashes intégrés sont le plus souvent limités avec un nombre guide faible et un usage pour l'essentiel limité au fill-in (ou au dépannage faute de mieux).

Je vous invite à en découvrir le fonctionnement. C'est un peu technique, mais il était difficile de faire beaucoup plus simple.

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Comment fonctionne un flash en mode sans fil ?

Le flash

HVL56.jpg
Les amateurs de photographie peuvent rapidement s'en rendre compte : de nombreuses situations requièrent l'usage d'un flash. Les flash intégrés sont d'une puissance très limitée et les yeux rouges disgracieux sont très fréquents, et c'est pour cela que toutes les marques proposent des flashs cobras qui peuvent être montés directement sur la griffe du boîtier.
Lorsque un flash cobra se trouve sur l'appareil, le classique problème des yeux rouges devient rare. En revanche l'éclairage qui en résulte n'est pas toujours naturel, et produit des ombres parfois très disgracieuses. Il est souvent préférable d'avoir une ou plusieurs sources d'éclairage déportées afin d'obtenir un résultat plus esthétique.

On peut déclencher un flash à distance avec un contrôle manuel de l'éclair et une simple cellule de déclenchement, ou en déportant le flash via un fil relié au boitier, mais ce n'est pas très pratique. Sony propose un système de flash sans fil, hérité de Minolta qui l'a baptisé WL (pour Wireless), au principe assez génial (si, si...).

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