Mai
16
2011
Ecrit par
Omer Ekmescic
[NDLR : l'article que vous allez lire a été écrit par le bricoleur de génie de l'équipe de rédaction. Ayez bien conscience que ce talent est très inégalement réparti (les simples mortels de la rédaction en ont attrapé des sueurs froides).
Si vous tentez cette opération, qu'il soit clair qu'alpha-numérique ne saurait être tenu pour responsable des éventuels dégâts occasionnés à votre NEX.]
Pour l'amateur voulant s'essayer à la photo infrarouge, la première étape est de monter un filtre ne laissant passer que les IR sur son objectif. Les filtres de qualité sont chers, mais il est possible de trouver pour quelques Euros des filtres bas de gamme permettant des essais préliminaires afin de décider si l'on veut s'investir plus avant dans la pratique.
On se heurte alors rapidement à deux obstacles de taille. Le premier est la présence d'un filtre qui coupe le plus possible les IR juste en amont du capteur. En effet, le capteur est naturellement sensible à l'IR qui, en l'absence de filtre, saturerait complètement la couche rouge de l'image, dénaturant ainsi la colorimétrie et supprimant toute nuance dans le rouge. Ce filtre est néanmoins relativement perméable et permet tout de même de photographier en infrarouge, au prix de temps de pose de plusieurs dizaines de secondes en plein soleil.
Par ailleurs, la visée avec le filtre en place est impossible avec un viseur optique (puisque ledit filtre coupe la lumière visible). La mise au point est très compliquée puisque l'AF est aveuglé et le point exact est décalé dans l'IR, compliquant ainsi une pré-mise au point manuelle avant le montage du filtre.
Mar
24
2011
Ecrit par
Frédy Willette

Lorsque vous vous allumez votre boîtier, l’objectif effectue un petit mouvement de va-et-vient accompagné de petits claquements secs. Ces mouvements proviennent dans la plupart des cas du fait que le boîtier place d’abord l’objectif en butée à l’infini afin de prendre ses repère, avant de le ramener vers le milieu de l’échelle. De même, lorsque vous éteignez l’appareil, le boîtier ramène l’objectif en map à l’infini. Parfois, hélas, au lieu de ces petits mouvements, l’objectif commence à émettre un sourd grognement. Interloqué vous coupez le contact et, horreur, le bruit angoissant continue pendant quelques secondes avant de s’arrêter... ouffff !
Vous vous dites il y a quelque chose qui s’est mal passé et vous rallumez l’appareil. Hélas, pas de miracle, le même bruit sinistre se reproduit. En manipulant un peu l’objectif, vous pourrez peut-être le mettre en service, mais le phénomène se reproduira à la prochaine extinction ou mise en service. Le diagnostic est impitoyable et sans appel : problème de pignonerie (terme courant, mais engrenage est plus français).
La mésaventure m’est arrivée deux fois avec un Sigma 70-300/ f4-5,6 DL MACRO SUPER. La première après passage d’un Minolta 505 Si à un 800Si, la deuxième au passage du 800Si à l’Alpha 550. Après une première réparation chez un réparateur indépendant, j’ai décidé de le déclasser à la deuxième occurrence du problème. Je me suis alors dit : « foutu pour foutu, je vais essayer de voir ce qu’il a dans le ventre ». Voici donc les résultats de l’expérience et la marche à suivre si vous voulez vous aussi tenter l’opération
Ce tuto ne concerne que les objectifs AF dont la motorisation de mise au point est assurée par un moteur situé dans le boîtier.
Oct
17
2010
Ecrit par
Patrick Moll

La présence de poussières sur le capteur des appareils à objectifs interchangeables empoisonne la vie des photographes, et constitue parfois un frein à l'acquisition de ce type d'appareils. Les systèmes antipoussière, aussi performants soient-ils, ne sont en effet pas en mesure d'éjecter avec efficacité toutes les poussières qui se déposent sur le filtre passe-bas situé devant le capteur.
Il existe fort heureusement plusieurs méthodes, plus ou moins efficaces, pour parvenir à les éliminer, mais la peur d’abîmer le centre vital de son outil photographique est paralysante.
Ayant à peu près tout essayé en six années de lutte antipoussière acharnée sur les nombreux boîtiers numériques que j'ai eu, je vous propose de faire un tour des méthodes que j'ai expérimentées, avec un zoom sur celles que j'ai finalement retenues comme étant les meilleures : les Sensor Swabs et la gamme d'outils Lenspen.
Cet article n'a pas vocation à décerner des trophées mais doit être lu comme une aide à la décision. J'espère surtout qu'il contribuera à lever les inhibitions face à cette opération chirurgicale à chambre ouverte qui devient simple et sans danger dès qu'on acquiert un peu d'habitude et qu'on emploie les bons outils...
Déc
8
2009
Ecrit par
Julien Fribaud

Il arrive que la mise au point AF présente un décalage systématique, vers l'avant ou l'arrière. Ce point a été abordé dans l'article de Fabien Jacques que vous pouvez retrouver
ici. Cet article montre comment identifier un front ou back focus, et Fabien fait allusion à une intervention possible à condition d'être bien informé.
Venant d'être moi-même confronté au problème, je me suis donc informé, et je vous propose de partager mon expérience récente...
Tout d'abord, il convient effectivement de déterminer si le décalage de mise au point est réel ou pas : des mises au point incorrectes sur des surfaces ponctuelles sont monnaie courante car le capteur AF est en réalité d'une taille différente de celle du collimateur correspondant dans le viseur. Dans ce cas, l'AF peut tout simplement accrocher sur l'arrière-plan au lieu du sujet, ou sur l'arête du nez au lieu de l'oeil. Je me suis rendu compte de la réalité du problème sur une série de plusieurs dizaines de photos prises à 200mm et f/2.8, sur un sujet distant d'une dizaine de mètres. A chaque fois la mise au point se faisait environ un mètre derrière le sujet.
Nous l'avons vu dans l'article de Fabien, photographier un mètre posé à plat à 45° d'angle permet de confirmer dans ce cas la réalité du problème. Il faut maintenant faire la même opération avec d'autres objectifs pour savoir si le problème vient du boîtier ou pas...
J'ai tenté avec un Tamron 17-50 f/2.8, qui a un grandissement équivalent à celui du 70-200 f/2.8 à 200mm. Ainsi, à ouverture identique, le mètre est photographié à une taille et une profondeur de champ comparables, mais une distance très différente... Et effectivement j'ai noté un back focus comparable, d'environ 2cm. Donc, soit le boîtier était décalé, soit les deux objectifs l'étaient de manière identique (chose peu probable, et de toute façon le modus operandi restait identique dans mon cas...).
Mai
3
2009
Ecrit par
Omer Ekmescic

Le 50/1.7 Minolta est aujourd'hui la seule focale fixe standard d'entrée de gamme au format 24x36 disponible pour les Sony Alpha, en attendant la sortie prochaine du
Sony 50mm f/1.8 DT.
Bien que de conception ancienne, cet objectif s'est bien adapté à l'ère du numérique et, étant donné son excellent rapport qualité/prix, il est devenu très prisé des sonystes. On ne le trouve évidemment qu'en
occasion, malheureusement à des prix parfois déraisonnables.
Sa conception très robuste lui a permis de traverser les années sans prendre une ride : léger, pas cher, bien fini et performant... que de qualités !
Hélas les plus anciens 50/1.7, le plus souvent issus de la première série dite "old', souffrent d'un mal chronique : les techniciens de Minolta n'y sont pas allé de main morte sur le graissage et il n'est pas rare de trouver les lamelles du diaphragme bloquées par un surplus de graisse. Le diaphragme reste alors en position ouverte et ne se ferme plus au déclenchement : les images sont surexposées, cramées, blanches.
Dans ce tutoriel, je me propose de vous montrer comment nettoyer (assez) simplement ce diaphragme en démontant vous-même l'objectif.
Juil
9
2008
Ecrit par
Omer Ekmescic
Pour ceux que la vision d'une poussière dans le viseur dérange, qui souhaitent changer le verre de visée pour avoir un stygmomètre, pour ceux qui se sentent suffisamment courageux pour toucher à leur précieux afin de disposer d'un verre de visée quadrillé, le tout pour la modique somme de rien du tout, voici comment faire.
Plusieurs raisons peuvent amener à vouloir démonter le verre de visée : Le nettoyage, car il arrive facilement que des poussières viennent s'installer sur le verre de visée, ce qui peut énerver certain, rajouter un stygmomètre, pratique pour la macro ou l'utilisation d'un objectif manuel, ou réaliser un quadrillage.