Jui
15
2012
Ecrit par
Patrick Moll
Il y a de cela plus d'un an, j'avais écrit un article décrivant le comportement de l'Alpha 55 en photo de théâtre. Malgré les imperfections de son viseur de première génération - un simple LCD - j'avais pu mesurer l'apport considérable de la visée électronique dans ces situations d'éclairage très difficile à gérer pour un photographe.
Depuis l'automne dernier, l'Alpha 55 fait la joie de ma fille et l'Alpha 77 l'a remplacé dans mon sac photo destiné au théâtre. Il y a été rejoint par le NEX-7 que je n'avais pas acheté pour cet usage, mais qui m'a tellement surpris lors du premier essai qu'il y est resté.
Ces deux appareils ont la particularité d'avoir le même capteur, et le même viseur électronique Oled très différent de celui de l'Alpha 55 (tout a été amélioré, que ce soit la définition, la dynamique, le taux de rafraîchissement et, plus globalement, la technologie Oled très supérieure au LCD).
Dans cet article, je vous propose de retourner dans les salles de théâtre avec ces deux boîtiers. Je vous suggère de lire au préalable l'article sur l'
Alpha 55, car les fondamentaux restent les mêmes. Mon propos aujourd'hui s'attachera plus à faire un bilan d'utilisation et à souligner les différences entre les deux générations d'appareil (ainsi qu'entre l'Alpha 77 et le NEX-7) dans ce contexte de prise de vue assez spécial. J'évoquerai également d'autres pratiques photo, ainsi que la gamme optique des NEX qui, si elle est encore clairement insuffisante pour un appareil comme le NEX-7, recèle quelques perles inattendues.
Aujourd'hui, je peux le dire avec force et sérénité : jamais plus je n'irai dans un théâtre avec un boîtier à viseur optique. J'en ai pour preuve mon Alpha 900 qui a peut-être le plus beau viseur optique de l'ère numérique, mais qui n'y a plus mis le capteur depuis l'arrivée des EVF. Grâce aux boîtiers à technologie Translucent, la proportion de photos ratées au théâtre s'est effondrée et voisine à présent le zéro.
Pourtant, c'est peu dire qu'il est difficile de gérer ces lumières globalement faibles, changeantes, avec des noirs profonds et des éclairages spot qui font exploser la dynamique de la scène. Grâce au viseur électronique, on voit ce que le capteur voit, ce qui est infiniment plus précieux que de voir ce que... l'oeil voit. Je m'en faisais encore la remarque l'autre jour lors d'un shooting, l'oeil gauche regardant la scène et l'oeil droit dans le viseur avec une quasi-superposition du fait de la focale normale utilisée. Une lumière spot écrasait le visage d'un comédien. Mon oeil gauche s'était adapté grâce à sa capacité à encaisser les très fortes luminosités, et je distinguais très bien les détails du visage, mais dans mon oeil droit le visage était cramé. Un coup de molette des vitesses (je shoote toujours en mode M) et j'ai rétabli une bonne exposition.
Dans ces situations, l'histogramme est souvent incapable de donner une information fiable, d'abord du fait de la répartition très inhabituelle des tonalités, ensuite et surtout parce que certaines zones cramées ne sont pas problématiques si elles ne sont pas sur un comédien ou sur un endroit sensible. Comment savoir d'où vient une surexposition signalée par l'histogramme ? C'est impossible. Avec la large image dans le viseur, cela devient un jeu enfantin (je rappelle en passant que le grossissement du viseur de l'Alpha 77 et du NEX-7 est le même que celui des meilleurs boîtiers pros, donc très supérieur à celui des OVF des boîtiers APS-C de même catégorie).
Avec un viseur optique, cette photo aurait sans doute été cramée, malgré mon habitude des salles de théâtre et le fait que je shoote en Raw. Grâce à la visée électronique, je peux, sans jamais quitter l'oeil du viseur, régler parfaitement et rapidement mon triplet ouverture/vitesse/sensibilité et me concentrer sur le cadrage et la composition des photos. Au théâtre, jusqu'à l'arrivée de l'Alpha 55, mon cerveau devait tourner à plein régime pour évaluer en continu la bonne vitesse ou la bonne sensibilité, sans que jamais je ne sois sûr de mon choix (sauf à ausculter l'écran arrière au risque de laisser passer des moments décisifs). Désormais, le stress lié à la technique a drastiquement chuté, laissant toute la place au plaisir de la photo.
Je pourrais également parler de la balance des blancs qui peut également s'ajuster finement l'oeil dans le viseur afin de faire correspondre exactement l'image à la perception libre de l'oeil. Certes, grâce au Raw, on ne la fixe qu'au moment du développement, mais combien de fois me suis-je demandé, faute d'avoir pu faire une balance des blancs manuelle, si ma température de couleur était vraiment celle que j'avais perçue au moment de la prise de vue. La mémoire précise d'une scène s'efface beaucoup plus vite qu'on l'imagine. Or, au théâtre, il faut s'efforcer de ne pas trahir le travail du metteur en scène et de l'éclairagiste.
Un mot aussi sur le plaisir de voir s'afficher dans le viseur la photo qui vient d'être prise, qu permet si besoin d'affiner le réglage de la suivante. Plus généralement, la possibilité d'afficher à peu près tout dans le viseur est un avantage considérable. Pour ne citer qu'un exemple, l'affichage de l'horizon a corrigé mon biais systématique de quelques degrés, et m'a fait gagner un temps précieux lors du développement des Raw. Celui-ci s'est d'ailleurs grandement simplifié tant le pourcentage de photos techniquement réussies est élevé. Plus de balance des blancs à régler, plus de surexposition à récupérer, il ne reste plus qu'à vérifier la netteté des images et choisir les meilleures.
Enfin, pour ceux que cela intéresse, il y a la vidéo. Quel confort de pouvoir viser autrement que sur l'écran LCD arrière et de voir exactement ce que le capteur enregistre. Sans parler du fait que les boîtiers Translucent Sony sont les seuls à bénéficier de l'autofocus par corréflation de phase en vidéo, les autres boîtiers devant se contenter d'une détection de contraste bien moins performante.
Bien sûr, tout n'est pas (encore) rose dans la visée électronique, mais en photo de théâtre (et plus généralement de spectacle), les défauts sont négligeables devant les avantages. Le principal défaut de la nouvelle génération Oled est le même que celui de la précédente : une dynamique qui n'atteint pas encore celle du capteur. Les progrès par rapport à la génération LCD sont très importants, mais j'estime (par expérience, n'ayant pas les outils pour le mesurer) le déficit à encore de 2 ou 3 IL. En pratique, cela signifie que l'image dans le viseur me pousse à la sous-exposition, la vérité du capteur étant entre ce que voit l'oeil et ce qu'affiche le viseur. Comme je le sais, j'ai repéré visuellement le niveau maximum de cramé qui ne l'est pas en réalité et j'en tiens compte lors de mes réglages. Mieux vaut de toute façon une photo un peu sous-exposée qu'une photo surexposée au-delà des capacités de récupération offertes par le Raw.
L'autre défaut est le bruit vidéo qui apparaît en très faible lumière. Comme le signal lumineux est amplifié, le bruit l'est aussi. C'est une chose qui choque dans les premiers temps, et qui est sans doute pour beaucoup dans le rejet de la visée électronique par ceux qui n'ont pas fait de vraie prise en main dans la durée. Mais on l'oublie très vite, du moins sur les boîtiers Translucent où il reste léger. En revanche pour le NEX-7, c'est moins la fête. À cela une raison : le diaphragme de l'objectif est fermé à la valeur d'ouverture fixée par le photographe, alors qu'avec un reflex la visée se fait à la plus grande ouverture de l'objectif, le diaphragme ne se fermant qu'au moment du déclenchement. Si vous fermez le diaph à f/22 avec le NEX-7, vous aurez du bruit vidéo même avec un bon éclairage. Comme je shoote au théâtre à de grandes ouvertures et avec des objectifs lumineux, ce problème ne m'affecte pas. En revanche, je me souviens d'un événement pas trop bien éclairé où j'ai dû fermer le diaph à f/11 pour avoir une bonne profondeur de champ. Le bruit était très perceptible et avait perdu sa finesse. Il n'était en rien problématique pour la prise de vue, mais vraiment pas agréable. Là encore, c'est sans doute la raison de certaines réticences issues de tests de coin de table où on vise 2 minutes en tripatouillant les molettes.
Je n'entrerai pas dans le débat sur le plaisir de la prise de vue avec un viseur électronique. Pour ce qui me concerne, le plaisir de la photo réussie est au moins aussi important, et j'ai expliqué pourquoi au théâtre (et plus généralement en intérieur) la visée électronique présente bien plus d'avantages que d'inconvénients. En revanche, en paysage, je ne peux pas dire que ce soit le cas. À cela une raison : l'oeil n'est pas isolé de la forte luminosité extérieure lorsqu'il est collé au viseur. De ce fait, la pupille se rétrécit et l'image dans le viseur semble trop sombre, plus en tout cas que la scène photographiée. La compensation de luminosité ne suffit pas, même à son niveau maximum, et Sony doit sans doute travailler sur ce point actuellement.
Pour bénéficier des mêmes avantages qu'au théâtre, il faudrait shooter avec un oeilleton couvrant du type de ceux qui équipent certaines caméras professionnelles. Mais dans le genre pratique et esthétique, force est de reconnaître qu'on a fait mieux. C'est bien dommage, car les situations de forte dynamique sont aussi nombreuses en extérieur ensoleillé qu'au théâtre, et l'avantage du viseur électronique y est potentiellement très élevé.
Bien sûr, il se trouvera toujours des photographes qui veulent voir dans le viseur comme s'il n'y avait pas de viseur. Mais aucun de ceux que je connais n'a su me dire pourquoi ils ont besoin de la contrainte du cadre du viseur pour concevoir une photo. Quand je suis face à une scène, je réfléchis à ma photo et je ne colle mon oeil à l'appareil que pour cadrer avant de déclencher. Peu m'importe alors d'avoir une image vidéo, puisque ma photo a déjà été conçue et qu'il ne s'agit plus que de la prendre. Pour cette phase purement technique, autant bénéficier du maximum d'informations, et c'est peu dire que le viseur électronique en donne plus. Enfin bref, c'est un débat sans fin... ;-)
Abandonnons le viseur et évoquons plus généralement le comportement des boîtiers. L'Alpha 77 est vraiment remarquable, son AF est en progrès très sensible par rapport aux Alpha 700 et 900, et s'avère largement suffisant pour mon usage vu le faible nombre de mauvaises mises au point. Sur ce plan, le NEX-7 est une excellente surprise. Bien sûr, son autofocus par détection de contraste n'est pas aussi rapide que celui par corrélation de phase des reflex, mais j'ai eu très peu de ratés, même sur des zones sombres et peu contrastées. C'est ce qui m'a convaincu de l'adopter au théâtre.
Bien sûr, un comédien se déplace nettement moins vite qu'un faucon en piqué ou qu'une F1 en bord de circuit. Comme je ne shoote jamais de sujets très mobiles, je suis bien incapable de dire ce qu'il en serait avec ces deux appareils.
Pas de surprise pour la qualité d'image, les scores
DxOMark indiquent parfaitement leur niveau d'excellence (pour peu qu'on shoote en Raw). L'Alpha 77 est donné légèrement derrière le NEX-7. Pour ma part, quand j'examine les photos en zoom 100%, je vois une différence légèrement supérieure à ce qu'indique DxOMark : un bon 1/2 IL en faveur du NEX-7, dont les images sont vraiment magnifiques, y compris à des sensibilités élevées (développées avec Lightroom 4 ou DxO Optics Pro 7). En cause, la consommation de lumière par le miroir semi-transparent des boîtiers Translucent. Même si elle est faible et laisse l'Alpha 77 très haut dans le classement DxOMark, elle est perceptible sur des photos prises à haute sensibilité quand on prend le NEX-7 comme point de comparaison.
Terminons par quelques mots sur les optiques. Sur mes reflex, je ne visse que des focales fixes Zeiss très lumineuses, qui sont fantastiques (notamment le 135/1.8 qui m'étonne à chaque fois, et depuis des années). Sur le NEX-7, c'est un peu la panade. Je n'avais jusqu'à une date récente que le Zeiss 24/1.8 comme objectif digne de lui. Pour un voyage que je n'ai finalement pu faire, j'avais acheté en désespoir de cause les deux focales fixes Sigma 19/2.8 et 30/2.8, me disant que ce serait toujours mieux que le pancake 16/2.8 (qui est toutefois loin de démériter vu son prix très bas en kit ou double kit). Afin de les tester, j'ai amené au théâtre les deux Sigma en compagnie du Zeiss, et j'ai alterné les trois focales fixes pour voir ce qu'il en était. J'ai été stupéfait par le piqué, énorme au centre et dans les tiers de l'image dès la pleine ouverture f/2.8. Voici une photo prise avec le Sigma 30/2.8 sous une lumière minimaliste (1/50s, f/3.2, 800 ISO) :

Et voici un zoom 100% sur le visage du comédien. Pensez qu'il s'agit de l'extrait d'une image 24 Mpx qui ne s'afficherait entièrement que sur un écran d'environ 1,50 x 1,00 m !
Le Sigma 19/2.8 est du même acabit, avec des images remarquables.
Au théâtre, les bords étant le plus souvent hors plan de map ou plongés dans le noir, il m'était impossible de juger de l'homogénéité des optiques. Mais pas plus tard qu'aujourd'hui, le nouveau numéro du Monde de la photo est sorti en kiosque. Je ne l'ai pas encore acheté, mais j'ai pris connaissance de son
sommaire complet sur le site du magazine. Il s'avère que Jean-Marie Sepulchre a testé les deux petits fixes Sigma. Voici ce que ça donne vu de loin (merci Vincent pour l'autorisation de citation que je ne t'ai pas demandée ;-) ) :

Même vu de loin, on peut constater que les barres de piqué sont au taquet au centre dès la pleine ouverture et n'en sont pas loin sur les bords, ce qui confirme ce que j'ai observé dans mes photos. À 209€ l'objectif dans les bonnes boutiques, je vous assure que c'est l'affaire de l'année. Et tant pis pour Sony qui n'est pas capable d'introduire ce genre d'optiques dans sa gamme NEX. Bien sûr, le Zeiss 24/1.8 est fabuleux, mais à 1000€, c'est le moins qu'on puisse espérer. À noter que les deux fixes Sigma ont aussi l'avantage d'une bonne compacité du fait de leur ouverture de "seulement" f/2.8.
Demain, le facteur devrait m'apporter le Sony 50/1.8 pour NEX qui commence enfin à arriver dans les boutiques françaises. Testé par Jean-Marie Sepulchre dans son
ebook sur le NEX-7, il est excellent. Cela fait donc 4 focales fixes de haut niveau pour le NEX-7. Il manque encore un zoom transtandard expert et un petit téléobjectif et ce sera très bien. Avec un peu de chance, ils arriveront dès cette année si la roadmap optique 2012/2013 annoncée par Sony l'an dernier est un peu en avance. On peut toujours rêver...
Voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui. Je reviendrai sur tous ces sujets dans d'autres articles. N'hésitez pas à prolonger l'échange dans la zone de commentaires.
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Mardi, 21 Mai 2013
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J'y suis également et je bénéficiais d'un compte pro donc pour le moment, je bénéficie de l'absence de pub. J'avoue attendre de voir comment vont réagir les con...
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Mardi, 21 Mai 2013
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Merci pour ce magnifique tutoriel sur le cheveux,maintenant j'arrive à détouré les cheveux sans souci :D
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Mardi, 21 Mai 2013
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c'est la fête ! :confused:
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Lundi, 20 Mai 2013
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Bas les masques Surson31 !
... mais sur le fond, je suis d'accord avec toi.
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Dimanche, 19 Mai 2013
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Bonjour,
Sqns carte memoire dans l'appareil, est-il possible de recuperer mes photos ? Memoire interne peut etre...
Merci d'avance pour votre ai...
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Samedi, 18 Mai 2013
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Je viens de ce souvenir de ce billet ai mis à jour DXO et ouvre les fichiers du RX100 avec, du moins les quelques qui présentent un intérêt .
c'est génial ...
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Samedi, 18 Mai 2013
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Bonjour a tous, en ce qui me concerne, j'ai fait l’acquisition du sony alpha 560, lors d'un voyage au japon en juin 2011 ! Une vraie merveille. Je suis très éto...
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Samedi, 18 Mai 2013
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Je crois que mon post n'est pas bien placé car je répondais à Patrick OTTAVI. Je n'ai pas encore consulté l'article cité. Je vais voir...
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Samedi, 18 Mai 2013
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Ca doit être juste un problème de copier/coller de ton côté ou de celui de l'autre site. C'est une histoire de codage des caractères spéciaux comme le &
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Vendredi, 17 Mai 2013
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Commandé.
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