Aoû
15
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Rien de tel qu'un article traitant de près ou de loin de l'alternative "PC ou Mac" pour se faire plein d'ennemis à coup sûr. C'est pour moi un grand mystère, car je travaille indifféremment sur les deux systèmes d'exploitation (et même les trois si j'ajoute Linux/Unix que j'utilise au boulot) en les considérant pour ce qu'ils sont : des plateformes logicielles dont l'objectif principal est de gérer des fichiers et de faire tourner des logiciels. À quoi un OS sert-il d'essentiel à part cela ? Quelle différence une fois que Lightroom, Firefox ou VLC a été lancé sur Mac OS X ou Windows 7 ?
Je crois connaître assez bien ces systèmes d'exploitation, ce qui n'est peut-être pas le cas des internautes qui donnent du "windaube" et autres amabilités dépréciatives de l'OS de Microsoft. Parmi les poncifs qui reviennent souvent figure en bonne place l'idée que les photographes "sérieux" choisissent un Mac (idée corroborée par quelques photographes/auteurs anglo-saxons très médiatiques).
Dans cet article, je vais explorer ce sujet, en restant sur le seul plan de l'intérêt pour la photographie. Il existe bien sûr de nombreuses autres raisons de choisir l'un ou l'autre OS, mais elles sont ici hors sujet, ce qui devrait nous maintenir en marge de la stérile guéguerre Mac vs. PC.
Aoû
11
2012
Ecrit par
Julien Fribaud

Que ce soit pour fabriquer une rotule panoramique "maison", bricoler un mini-trépied pour compact ou faire une fixation de flash à pince, on se heurte toujours au même problème : le type de vis à utiliser pour fixer le boîtier au socle. En effet, le filetage est spécifique, et bien évidemment introuvable. Les vis adaptées le sont tout autant, et sont vendues à prix d'or en tant que "pièces de rechange" de trépieds.
On se met alors à chercher les renseignements utiles sur le web, et c'est la jungle : normes américaines, filetages au pas différents, vis qui "passent" mais en forçant, sans parler du matériel à utiliser si on veut aller plus loin : tarauds et filières. On trouve bien des vis "Kodak", spécifiquement vendues pour cet usage, mais elles coûtent très cher, ne sont disponibles que dans quelques rares modèles, et seulement sur des sites spécifiquement photo. Et il n'existe pas de taraud ou filière "Kodak"... Je vous propose dans cet article de faire un point sur le sujet.
Tout d'abord, il faut savoir qu'il existe 2 diamètres de vis : un petit (1/4 pouce) qui est utilisé sur les boîtiers (compacts ou reflex, c'est le même) et les supports de flash, et un plus gros (3/8 pouce) qui sert à fixer les rotules sur les trépieds, voire sur les colliers de pied de certains objectifs. Ces deux diamètres sont du même type. Ce n'est ni un pas métrique, ni américain en pouces, c'est un pas anglais quasiment tombé en désuétude, le pas Whitworth, qui est encore utilisé en photo, sono (pieds de micro) ou pour la sécurité (axes de manilles impossibles à remplacer par autre chose), et qui était utilisé sur les motos anglaises jusqu'aux années 70.
Aoû
6
2012
Ecrit par
Patrick Moll

[
NdLR : je vous propose une introduction au format Raw extraite (et légèrement adaptée pour le web) du début du deuxième chapitre de mon livre Le format Raw : développement et flux de production, paru aux Éditions Dunod. Cette introduction est découpée en trois parties et dotée de liens de circulation des unes vers les autres. Voici la troisième partie, qui débute dans le livre par la question Pourquoi choisir le Raw ?]
Réaliser vos prises de vue en Raw vous offre la maîtrise du rendu final de vos images. Pour peu que vous disposiez d’une imprimante, c’est une maîtrise complète de votre production photographique qui devient accessible. Cela veut dire qu’à aucun moment vous ne laisserez des automatismes faire des choix à votre place, sauf à les avoir explicitement demandés, comme quand vous utilisez l’autofocus ou la mesure d’exposition de votre appareil.
Pendant une prise de vue, il existe de nombreux impondérables : une balance des blancs mal réglée, une exposition mal estimée qui décale l’image vers les hautes ou les basses lumières, une scène à forte dynamique difficile à restituer, un mauvais choix dans les réglages de saturation, de contraste, etc. Si vous avez choisi le Jpeg, les possibilités d’intervention pour corriger les défauts de votre image sont réduites. Les zones brûlées ou bouchées le resteront, une modification de la balance des blancs ou des couleurs nuira à l’équilibre colorimétrique, et la réduction à 8 bits ajoutée à la compression du Jpeg pourra générer une multiplication des artefacts (pour n’évoquer que les pires affres, mais il y en a d’autres).
Aoû
2
2012
Ecrit par
Patrick Moll

C'est la trêve estivale et Réponses Photo réintègre la revue de presse. Ce numéro d'août fait la part belle à l'image en mettant sous les projecteurs six talents repérés parmi les lecteurs du magazine. Ce serait un tantinet démagogique si lesdits talents n'en étaient pas réellement. Or, ils le sont, indubitablement, même s'ils ne feront pas forcément l'unanimité. Le dernier sujet sur le thème du double, très intéressant, risque ainsi de se heurter à l'écoeurement provoqué par l'abus de filtres de type Instagram, bien trop souvent utilisés comme cache-misère. Pour autant, chaque portfolio mérite qu'on s'y arrête, d'autant que le choix des sujets est éclectique. À côté, la juxtaposition hétéroclite d'images dans les 18 pages réservées aux différents concours organisés par le magazine est moins engageante.
Dans la série L'exemple vaut mieux que la leçon, Jean-Christophe Béchet aborde la question de la vérité des couleurs. Il montre de façon pertinente comment le choix du moment et les variations d'éclairage et de température de couleur peuvent changer radicalement la perception des couleurs et le sens de la représentation de la scène photographiée.
Connaissez-vous le métier de directeur de la photo ? Si ce n'est pas le cas, vous le découvrirez dans l'enquête sur ce métier mal connu.
Juil
30
2012
Ecrit par
Julien Fribaud

Le sujet a été effleuré à plusieurs reprises : le protocole de communication boîtier-flash a subtilement, mais régulièrement, évolué depuis la reprise de l'activité reflex de Minolta par Sony. Les fonctions principales restent compatibles et même les derniers boîtiers Sony peuvent faire appel à un flash Minolta "D" et le faire fonctionner.
Néanmoins, à la sortie de l'Alpha 55, un problème gênant est apparu : l'impossibilité de commander un flash externe sans fil. Ce souci a été réglé depuis par une mise à jour du firmware, mais cela nous rappelle que d'autres fonctions avaient disparu entre les boîtiers Minolta et l'Alpha 100, par exemple le contrôle du ratio flash interne/flash esclave en WL.
Entre-temps sont apparus de nouveaux flashes et boîtiers Sony, permettant de récupérer cette fonction, mais aussi (sur certains boîtiers) de contrôler plusieurs flashes WL en groupes séparés avec des réglages distincts.
Les fiches techniques (et la communication Sony) étant malheureusement peu disertes sur ces points, la rédaction d'Alpha-numérique a mené une investigation pour tenter d'éclaircir ce sujet et vous proposer un tableau récapitulatif pour chaque modèle de flash.
Juil
29
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Après plus de deux semaines passées à transporter des meubles, du matos et beaucoup de cartons, le temps est enfin venu de les vider. Vous pouvez constater sur l'image d'ouverture qu'il y a du boulot, mais mon bureau a déjà surgi de l'amoncellement d'objets (on peut voir sur la gauche les deux écrans Dell U3011 et U2711, ma petite imprimante multifonctions et une autre bien plus imposante dont je vous parlerai sous peu).
Cette photo est la première prise avec mon Sony RX100, qui fera l'objet d'un article dès que j'aurai trouvé le temps nécessaire à une véritable prise en main. Il faudra également attendre que les Raw soient pris en charge par les meilleurs logiciels de développement pour évaluer pleinement son potentiel. Mes premières impressions sont excellentes, mais tout reste à confirmer.
Alpha-numerique va donc progressivement retrouver son rythme normal. Je vous remercie pour votre patience.
Juil
25
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Ce nouveau téléobjectif Sony pour reflex Alpha était très attendu. Jusqu'alors, l'amateur de longues focales avait le choix entre l'antédiluvien 75-300 mm hérité de la gamme Minolta et le 70-300 mm G, excellent mais très onéreux. Beaucoup de sonystes se tournaient vers les opticiens indépendants Tamron et Sigma pour trouver un 70-300 mm financièrement accessible et de qualité correcte en numérique.
L'arrivée de ce nouveau 55-300 mm DT (dédié aux reflex à capteur APS-C) change la donne en offrant pour à peine 350 € (et sans doute moins dans les bonnes boutiques) un téléobjectif de bon niveau optique (il intègre un verre ED à très faible dispersion) et doté d'une motorisation SAM pour une utilisation silencieuse en vidéo. Sa très large plage focale est intéressante et très complémentaire du 18-55 de kit. À noter également son gabarit réduit et son poids de seulement 460 g.
Si votre budget ne vous permet pas de vous offrir le 70-300 G et que vous n'avez pas investi dans un 55-200 du double kit, ce 55-300 mm devrait pleinement vous satisfaire. Il sera disponible à partir du mois de septembre.
Juil
10
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Rassurez-vous, ce n'est pas Alpha-numérique qui déménage, mais son propriétaire. Après la chute brutale de disponibilité la semaine dernière due à une rude fin d'écriture d'un dossier pour Compétence Photo, les choses ne vont donc pas s'arranger dans les jours qui viennent. J'ai beau ne déménager qu'à une dizaine de kilomètres de mon domicile actuel, les milliers de livres, CD, DVD, magazines et... matériels photo accumulés au fil des ans ne vont pas se déplacer en un claquement de doigts. J'ai bien tenté de prononcer la formule entendue dans un Harry Potter, mais cela n'a malheureusement pas fonctionné.
Je vais m'efforcer de répondre aux commentaires arrivés ces derniers jours et je publierai les nouveaux aussi vite que je pourrai pendant la petite semaine consacrée au déménagement. Je vous remercie d'avance pour votre patience, et je vous promets quelques articles substantiels dès que tout sera rentré dans l'ordre.
PS (19 juillet) : le déménagement est plus long que prévu. Pas de retour à la normale avant ce wee-kend.
Juil
9
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Le numéro 29 de Compétence Photo est en kiosque, avec quatre grands dossiers pratiques au menu.
C'est votre serviteur qui a commis les 26 pages du premier dossier intitulé Tout savoir sur les Calques. Vous y apprendrez à manipuler les calques de pixels et de réglage, à réaliser des corrections sur calques et à maîtriser les calques de texte. Suivra dans un prochain numéro le second volet de ce dossier qui abordera les masques et les modes de fusion.
Vient ensuite le troisième volet du dossier sur la photo de Packshot signé Xavier de la Tullaye. Il s'agira cette fois de maîtriser les reflets et la transparence. C'est magistral, une fois de plus, et superbement illustré.
Le troisième dossier concerne les recours possibles en cas de vol, casse ou immersion du matériel photo. Des garanties intrinsèques aux contrats d’assurance sur mesure, Émilie Lambert passe en revue toutes les solutions disponibles.
Le quatrième dossier s'inscrit dans la rubrique Droit & Image. M
e Joëlle Verbrugge (auteur du livre
Vendre ses photos) répond à 50 questions fréquemment posées sur
le droit d’auteur, le droit à l’image et le statut du photographe.
Le sommaire complet de ce numéro est disponible sur le site de
Compétence Photo.
Juil
2
2012
Ecrit par
Patrick Moll

[
NdLR : je vous propose une introduction au format Raw extraite (et légèrement adaptée pour le web) du début du deuxième chapitre de mon livre Le format Raw : développement et flux de production, paru aux Éditions Dunod. Cette introduction est découpée en trois parties et dotée de liens de circulation des unes vers les autres. Voici la deuxième partie, intitulée dans le livre Comprendre le format Raw.]
Dans la
première partie, nous avons évoqué les différents processus, de nature essentiellement électronique, qui aboutissent au fichier Raw tel que l’appareil l’enregistre sur la carte mémoire. Il ne s’agit pas de données brutes au strict sens du terme, car le signal a subi plusieurs traitements de réduction du bruit avant et après la conversion analogique/numérique. Disons que le Raw contient des données aussi brutes que possible, dont il tire son nom (raw = brut en anglais).
Examinons à présent le contenu de ce fichier et les méthodes qui permettent de le convertir en image de type bitmap. En direction des photographes encore hésitants sur l’adoption du format Raw et qui liraient cet article pour se convaincre définitivement de ses bienfaits, je propose ma vision du match «Raw contre Jpeg» dans la
troisième partie.
Jui
30
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Dans le genre "on n'a pas fait le voyage pour rien", l'Expérience Digitale que nous proposent Benjamin Favier et Bruno Calendini fait très fort. Plus de 40 pages de photos, de reportage et de considérations techniques sur le
Nikon D800 mis à l'épreuve du terrain. C'est l'Inde qui a été choisie par nos deux compères, à New Delhi, mais également dans sentiers nettement moins battus. Ce sujet est un must pour les nikonistes ayant investi dans le précieux, mais il sera aussi un régal pour les autres. Ce qui est bien avec un boîtier comme le D800, c'est qu'il y a tellement peu de suspens sur ses qualités intrinsèques qu'on peut s'immerger dans le reportage en faisant abstraction des informations techniques.
Certes, il est possible de tester un boîtier en bas de chez soi ou dans le camping de Melun, mais quand la valeur ajoutée est aussi forte (les textes de Benjamin Favier sont au diapason des photos de Bruno Calendini, ce qui n'est pas peu dire), ce type de reportage réalisé dans des lieux exotiques trouve sa pleine justification. La seule pensée négative qui m'est venue à l'issue de la lecture de ce dossier est un sentiment d'injustice : pourquoi eux et pas moi ? Vincent, tu ne veux pas m'envoyer à l'autre bout du monde tester le NEX-7, hein, dis ? Alleeeez...
Jui
26
2012
Ecrit par
Patrick Moll

Lightroom a donc rejoint les autres logiciels d'Adobe dans le Cloud. Cela signifie que les souscripteurs de l'abonnement à l'Adobe Cloud pourront l'installer gratuitement, sans débourser un centime de plus.
C'est en apparence une bonne nouvelle, qu'il convient toutefois de considérer avec un enthousiasme très modéré. En effet, Lightroom 4 ne coûte que 130€, et sa mise à jour 74€ (à débourser tous les deux ans). Sans licence Lightroom, l'intégration dans le Cloud correspond à un cadeau d'un peu plus de 5€ par mois. Si vous avez déjà une licence, le cadeau n'est plus que de 3€ par mois. C'est toujours bon à prendre, mais à la différence d'une licence "boîte" normale qui reste acquise même si vous ne faites pas de mises à jour, le Cloud vous oblige à payer ad vitam aeternam sous peine de vous retrouver sans logiciel en cas d'arrêt de votre abonnement. Le raisonnement ne concerne d'ailleurs pas que Lightroom, mais n'importe quel logiciel des Creative Suites. En pratique, cette épée de Damoclès vous impose un abonnement à vie au Cloud.